Portraits

Timéo Fonteny, espoir français : « Mon plus grand rêve est de gagner l’Alpine Paris Major à Roland-Garros »

Passé de la 134e à la 121e place mondiale après ses belles performances à Roland-Garros, le jeune prodige français Timéo Fonteny (19 ans) se confie sur sa complicité avec Nacho Moragues, sa préparation rigoureuse et son rêve ultime : intégrer le top 100 mondial et remporter un jour l'Alpine Paris Major.

Pascal Airault25 septembre 2026

À seulement 19 ans, le prodige français Timéo Fonteny revient sur ses émotions à Roland-Garros, sa complicité avec son partenaire espagnol Nacho Moragues et ses ambitions pour intégrer le top 100 mondial.

UN PARCOURS EN PLEINE ASCENSION

Originaire de Mougins, formé au Club du Mas à Perpignan, Timéo Fonteny, 19 ans, continue son ascension au classement de la Fédération international de padel (FIP).

Passé de la 134e place à la 121e après ses bons résultats à l’Alpine Paris Major, l’espoir français espère intégrer le top 100 mondial avant la fin de l’année. Il s’est confié sur ses ambitions au Journal du Padel, à Roland-Garros.

Apprécié et souvent retenu par Pablo Ayma, l’entraineur argentin des équipes masculines, il a de grandes chances d’être sélectionné pour représenter la France lors des championnats du monde à Doha au Qatar, du 1er au 7 novembre.

PREMIER CAP À ROLAND-GARROS

« Passer un tour à Roland-Garros dans le tableau principal, c’est incroyable »

Timéo, tu as vécu des moments forts lors de l’Alpine Paris Major en septembre. Comment décrirais-tu tes émotions ? Franchement, je ne sais pas trop trouver les mots. Je suis très content, un peu ému aussi. J’avais déjà joué les qualifications ici il y a deux ans, on avait perdu au premier tour. L’année dernière, j’avais été invité par la fédération, et là encore j’avais perdu au même stade de la compétition même si le match avait été accroché. Cette fois, passer un tour à Roland-Garros dans le tableau principal, c’est incroyable. Et avec mon nouveau partenaire, qui a été très bon, c’est encore plus spécial.

L'ASSOCIATION AVEC NACHO MORAGUES

« C’est lui le meilleur, et j’apprends beaucoup à ses côtés »

Justement, parle nous de ton partenaire, Nacho Moragues. On a senti une alchimie immédiate entre vous. Comment cette association est-elle née ? Tout est parti d’un tournoi FIP Silver à Bandol où l’on s’est affronté. Je jouais avec Yoan Boronad et Nacho jouait avec un autre Espagnol. On avait perdu 6/7, 6/1 4/6, un match très serré, mais j’avais très bien joué. Je pense que ce match, et d’autres ensuite, ont convaincu Nacho de jouer avec moi. Quand il m’a proposé, j’étais super heureux : il est meilleur que moi, très agressif, et il fait énormément de choses pour l’équipe — les transitions, la gestion des matchs, les objectifs. Je n’avais jamais joué avec un Espagnol avant, et c’est vrai qu’on a été très compétitifs dès le début. Au final, c’est lui le meilleur, et j’apprends beaucoup à ses côtés.

Quel est ton objectif en termes de classement pour la fin de saison ? L’objectif, c’est de me rapprocher du top 100, ou d’y entrer. Cela nous permettrait d’accéder directement aux grands tournois, sans avoir à demander de wild card, et de jouer presque exclusivement que ces tournois-là.

LA FORMATION ET LA CONCURRENCE EN FRANCE

« Cela crée de la concurrence entre les jeunes, et c’est une bonne chose »

On voit émerger une nouvelle génération de joueurs en France. Comment perçois-tu cette évolution ? Oui, il y a beaucoup de progrès chez les jeunes. De nombreuses académies ont été créées en France, qui accueillent et forment de très bons joueurs. Le Centre national d’entrainement a été lancé en septembre 2025 à Vichy. Personnellement, je m’entraîne à l’académie My Center Palavas dans l’Hérault qui est pour moi la meilleure de France. Il y en a d’autres à Bordeaux, à Lyon et à Lille. Cela crée de la concurrence entre les jeunes, et c’est une bonne chose. Cela nous pousse à nous dépasser. Je sais que je dois donner le meilleur de moi-même pour ne pas être dépassé.

LA DISCIPLINE AU QUOTIDIEN

À quoi ressemble ton entraînement quotidien ? Pendant la saison, je m’entraîne deux fois par jour au padel, plus une séance de préparation physique. En général, je fais du physique le matin et du padel l’après-midi. Ensuite, il y a la présaison, de début janvier à fin février. On fait moins de padel et on se concentre beaucoup sur la préparation physique pour renforcer mon corps et me préparer à être prêt pour enchainer les matches tout au long de l’année.

Travailles-tu aussi sur la nutrition et l’aspect mental ? Oui. Je suis accompagné par un préparateur mental depuis deux ou trois ans, Pier Gauthier. Cela m’a permis de faire de grands progrès : gestion du stress, confiance en soi, visualisation… Je vais continuer avec lui, car je sens vraiment la différence. Pour la nutrition, je ne m’y suis pas encore totalement consacré, mais j’ai consulté des nutritionnistes. Je sais ce que je dois manger, ce que je ne dois pas manger, et en quelles quantités.

LE RÊVE ULTIME

« Mon plus grand rêve : c’est de gagner un jour l’Alpine Paris Major à Roland-Garros »

Ton rêve ultime dans le padel ? Mon plus grand rêve : c’est de gagner un jour l’Alpine Paris Major à Roland-Garros.

ET VOUS ?

Pensez-vous que Timéo Fonteny parviendra à intégrer le top 100 mondial d'ici la fin de la saison ? Exprimez-vous en commentaire !

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