Circuit

Valence et Paris : pourquoi Alejandro Galán et Federico Chingotto perdent sur le fil contre Tapia et Coello

Coello et Tapia ont encore fait plier Galán et Chingotto sur le fil à Paris. Confidences sur les détails psychologiques et tactiques d'un duel au sommet devenu une véritable partie d'échecs.

Pascal Airault23 septembre 2026
Valence et Paris : pourquoi Alejandro Galán et Federico Chingotto perdent sur le fil contre Tapia et Coello
Valence et Paris : pourquoi Alejandro Galán et Federico Chingotto perdent sur le fil contre Tapia et Coello

« La bataille que nous avons est une partie d’échecs... Les matches se gagnent seulement sur quelques points pour ceux qui arrivent avec un peu plus de confiance ou sont un peu plus précis au moment juste. »

« Leurs réponses étaient presque prémonitoires. »

Interrogé par Le Journal du Padel sur les petits détails qui font la différence face à la paire numéro un mondiale, Federico Chingotto et Alejandro Galán se sont confiés en toute franchise avant leur premier tour à l’Alpine Paris Major, du 6 au 13 septembre dernier.

C’était avant leur deuxième défaite consécutive en finale contre Arturo Coello et Agustín Tapia. Ils se sont inclinés au tie-break du troisième set (6/3, 4/6, 7/6), alors qu’ils avaient un break d’avance dans la manche décisive.

UNE BATAILLE PSYCHOLOGIQUE ET UNE QUESTION DE CONFIANCE

« La bataille que nous avons contre eux est une partie d’échecs »

« La bataille que nous avons contre eux est une partie d’échecs, confiait l’argentin Federico Chingotto. Les matches se gagnent seulement sur quelques points pour ceux qui arrivent avec un peu plus de confiance ou sont un peu plus précis au moment juste ».

La dynamique psychologique du moment joue clairement en faveur de Coello/Tapia. Leur confiance leur permet d’oser davantage dans les moments chauds.

À l’inverse, Chingotto/Galán semblent mettre moins d’agressivité au moment de conclure, alors qu’ils ont le match en main. Et leurs adversaires savent qu’ils peuvent renverser la partie jusqu’au bout.

  • Alejandro Galán reconnaît qu’il est parfois un « paquet de nerfs ».
  • Chingotto se décrit comme une « bombe à retardement », ne cachant pas une nervosité que son partenaire l’aide à surmonter.

Pour rappel, au Valencia P1, Galán et Chingotto avaient déjà mené 5/2 dans le troisième set. Coello et Tapia avaient débreaké à 5/4, puis remporté le tie-break après avoir pourtant été menés 5-1. Un remake douloureux s’est donc produit à Paris.

MAINTENIR L'AMBITION ET VISER LA PREMIÈRE PLACE

« Le mental peut avoir beaucoup d’influence sur l’issue du match »

« Le mental peut avoir beaucoup d’influence sur l’issue du match, cela dépend des dynamiques de nos équipes respectives, poursuit Federico Chingotto. Parfois une paire arrive avec une meilleure dynamique après avoir gagné plusieurs tournois et elle en profite. Et parfois les rôles s’inversent. »

Les numéros 2 n’ont toutefois pas abandonné l’espoir de terminer la saison à la première place mondiale, alors qu’il reste encore beaucoup de tournois à disputer et de points à distribuer.

Pour Alejandro Galán, il faut entrer sur le court « avec faim, ambition, en essayant de gêner au maximum les rivaux ». Dans sa philosophie, chaque match doit être abordé comme une finale.

« On essaie de sortir notre meilleur jeu et de préparer le match pour que, peu importe qui est en face, on puisse le gagner, assure-t-il. Si l’objectif est d'être numéro un, il faut gagner des tournois, être constant, faire les devoirs avant d’arriver en finale. Quand ils (Coello et Tapia) ne sont pas là, on semble favoris, mais on ne prend jamais un match comme favori. »

L'INFLUENCE CRUCIALE DE JORGE MARTÍNEZ

« Arrête les projecteurs, le public, les célébrations, chaque point vaut la même chose, concentre-toi sur le suivant. »

Alejandro Galán est accompagné par l’entraineur espagnol Jorge Martínez, actuel coach des numéros 2 mondiaux, depuis ses débuts sur le circuit, il y a 15 ans. L’élève parle de son mentor comme d’une « référence, une encyclopédie du padel » qui l’a « guidé et pratiquement éduqué ».

« Dans ma carrière, il a été déterminant, et plus que m’enseigner des choses de padel — il a été très influent techniquement, tactiquement, et dans la manière d’être sur la piste quand j’étais plus jeune — il m’a dit : “Arrête les projecteurs, le public, les célébrations, chaque point vaut la même chose, concentre-toi sur le suivant.” À partir de ce moment-là, je ne me suis plus laissé entraîner par les highlights ou autre, j’ai pensé seulement à gagner », témoigne Alejandro Galán.

Chingotto et Galán rêvent que leur entraîneur puisse prendre sa retraite en tant que coach de la paire numéro un mondiale à la fin de l’année. Ils promettent de se donner 120 % d’ici la fin de la saison.

ET VOUS ?

Pensez-vous que Galán et Chingotto réussiront à renverser la vapeur et à finir numéro 1 mondiaux d'ici la fin de la saison ? Donnez-nous votre avis en commentaire !

Réagir

Commentaires (0)

Soyez le premier à réagir à cet article.